Le Metropol Parasol de Séville

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Le Metropol Parasol de Séville

Metropol Parasol

Sonia Balamissa

Séville, célèbre ville de l’Andalousie est connue pour sa chaleur, ses ferias, et le flamenco. Mais ce qui est moins connu du grand public, c’est la récente architecture contemporaine qui trône dans le centre-ville : Le Metropol Parasol. L'architecture espagnole se voit donc dotée d’une nouvelle œuvre qui défraye un peu la chronique.

Nous allons d’abord nous concentrer sur la construction de ce nouveau monument de Séville, puis nous nous intéresserons à l’usage qui lui est prêté.

Le Metropol Parasol, ou las setas de Sevilla, les champignons de Séville,a été construit entre 2005 et 2011. Cet édifice est la conséquence d’un concours organisé par la municipalité de Séville, afin de rénover la place de l’Encarnación. Parmi les 65 propositions reçues, celle qui se distingua et qui remporta le concours, fut celle de Jürgen Mayer-Hermann, un jeune allemand dont le projet s’estimait à 33 millions d’euros.

L’entreprise en charge du chantier, la compagnie espagnole Sacyr, commença le chantier le 26 juin 2005, et prévoyait de le terminer en juin 2007. C’était sans compter les grèves et les intempéries qui retardèrent le chantier de respectivement 7 et 3 mois. De là, le devisréalisé avant le début des travaux n’est allé qu’en augmentant.

En 2007, peu avant l’inauguration prévue initialement, un rapport fut déposé par les constructeurs pour informer que le projet n’était pas viable. En effet, le jeune Jürgen Mayer-Hermann avait « simplement » dessiné les plans. Des points importants avaient été négligés, comme la compatibilité des matériaux, la forme et tout simplement, sa faisabilité.

En 2009, la municipalité informa les habitants de la ville qu’une solution avait été trouvée,et que la construction du Metropol Parasol allait reprendre. Il fut finalement décidé que les pièces en bois seraient retenues entre elles par des câbles en acier. En 2010, le projet était à plus des 3/4 de sa réalisation.Le 19 décembre de cette même année fut inauguré le marché couvert et la Plaza Mayor, puis en 2011, l’Antiquarium (le musée d’archéologie).

Au final, les travaux qui devaient coûter 33 millions d’euros en ont coûté le triple. Ces 100 millions sont dus aux retards dans les travaux, la résiliation du premier projet, la muséification des vestiges…

Mais tout est bien qui finit bien puisque le 27 mars 2011, le maire de Séville, Alfredo Sánchez Monteseirín inaugura l’édifice. Au final, c’est une structure en bois de 150m de longueur, 75m de largeur et 28,50m de hauteur qui fait désormais partie du paysage sévillan.

Las Setas de la Encarnación se divisent en 5 étages:

  1. Au sous-sol, vous pouvez visiter l’Antiquarium, un musée qui regroupe les vestiges trouvés pendant les différents travaux qu’a subi la place de l’Encarnación,et qui retrace l’étape romaine à Séville.
  2. Au niveau de la route, la rue Imagen s’offre à vous, ainsi que ses boutiques, ses restaurants, et son fameux marché couvert, d’une superficie de 2200m2.
  3. Sur le toit du marché et bien ombragé, voici la Plaza Mayor. Les 3300m2 de cette place sont dédiés à des expositions et à des représentations artistiques (danse, chant, théâtre)
  4. Culminant à 22m de hauteur, les dits parasols ou têtes de champignons, abritent un restaurant de 300m2.
  5. Sur la terrasse, à 28,50m de hauteur, sur les chapeaux, se trouve une promenade sinueuse de 250m, qui vous permettra de jouir d’une vue sur toute la ville, grâce au mirador, belvédère.

Il est intéressant de savoir que le Metropol Parasol n’est pas un lieu public. Ou plutôt, il le sera en 2051. La municipalité de Séville a octroyé les droits d’exploitation à la société Sacyr pendant 40 ans, afin qu’ils renflouent leurs coffres, après les dépenses inattendues qu’ils ont dû éponger pour la réalisation du projet.

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